Espaces vectoriels normés

Normes et distances

Introduction

Soit EE un K\K-espace vectoriel. On appelle norme sur EE toute application N:ERN:E \longrightarrow \R telle que :

  1. xE\forall x \in E, N(x)0N(x) \geqslant 0 ( positivité ).
  2. xE\forall x\in E, N(x)=0x=0N(x)=0\Longrightarrow x=0 ( séparation ).
  3. xE\forall x\in E, λK\forall\lambda\in\K, N(λx)=λN(x)N(\lambda x)=|\lambda|N(x) ( homogénéité ).
  4. (x,y)E2\forall (x,y)\in E^2, N(x+y)N(x)+N(y)N(x+y)\leqslant N(x)+N(y) ( inégalité triangulaire ).
  5. On dit alors que le couple (E,N)(E,N) est un espace vectoriel normé .


Soient ψ:{R2[X]RPP(0)2+P(1)2,φ:{R2[X]RPP(0)+P(1)+P(2).\fonct{\psi}{\R_2[X]}{\R}{P}{P(0)^2+P(1)^2},\quad\fonct{\varphi}{\R_2[X]}{\R}{P}{\abs{P(0)}+\abs{P(1)}+\abs{P(2)}}. Montrer que ψ\psi n'est pas une norme. φ\varphi est-elle une norme?

Correction

Soit P=X(X1)R2[X]P=X(X-1)\in \R_2[X], on a P0P\neq 0 et ψ(P)=P(0)2+P(1)2=0\psi(P)=P(0)^2+P(1)^2=0 donc ψ\psi n'est pas une norme.
Il est clair que pour tout PR2[X]P\in \R_2[X] et λR\lambda\in \R, φ(P)0\varphi(P)\geq 0 et φ(λP)=λφ(P)\varphi (\lambda P)=\abs{\lambda}\varphi (P).
D'autre part, si φ(P)=0\varphi(P)=0 alors P(0)=P(1)=P(2)=0P(0)=P(1)=P(2)=0 ce qui implique que PP a trois racines distincts or deg(P)2\deg (P)\leq 2 donc P=0P=0.
Il reste à vérifier l'inégalité triangulaire. Soient P,QR2[X]P,Q\in \R_2[X], on a: φ(P+Q)=(P+Q)(0)+(P+Q)(1)+(P+Q)(2)=P(0)+Q(0)+P(1)+Q(1)+P(2)+Q(2)P(0)+Q(0)+P(1)+Q(1)+P(2)+Q(2)=φ(P)+φ(Q).\begin{array}{lcl} \varphi (P+Q)&=&\abs{(P+Q)(0)}+\abs{(P+Q)(1)}+\abs{(P+Q)(2)}\\ &=&\abs{P(0)+Q(0)}+\abs{P(1)+Q(1)}+\abs{P(2)+Q(2)}\\ &\leq& \abs{P(0)}+\abs{Q(0)}+\abs{P(1)}+\abs{Q(1)}+\abs{P(2)}+\abs{Q(2)}=\varphi(P)+\varphi(Q). \end{array} On en déduit alors que φ\varphi définit une norme sur R2[X]\R_2[X].

Exemples classiques

  1. La valeur absolue dans R\R, le module dans C\C.
  2. Normes x1\norme{\phantom{x}}_1, x2\norme{\phantom{x}}_2, x\norme{\phantom{x}}_{\infty} sur Rn\R^n (ou Cn\C^n), rapporté à une base B=e1,,en\mathscr{B}=\enumsp{e}1n. Pour tout x=i=1nxieix=\dsum_{i=1}^nx_i e_i de EE, on peut définir : x1=i=1nxi,x2=i=1nxi2,x=max1inxi\dsp \norme{x}_1=\dsum_{i=1}^n \abs{x_i} ,\quad \dsp \norme{x}_2=\sqrt{\dsum_{i=1}^n\abs{x_i}^2},\quad \dsp \norme{x}_{\infty}=\Max_{1\leq i \leq n} \abs{x_i}
  3. Normes x1\norme{\phantom{x}}_1, x2\norme{\phantom{x}}_2, x\norme{\phantom{x}}_\infty sur C([a,b],K)\mathscr{C}([a,b],\K):
    Pour toute fC([a,b],K)f \in \mathscr{C}([a,b],\K) (avec aa strictement inférieure à bb), on peut définir: f1=abf(t)dt,f2=abf(t)2dt,f=supt[a,b]f(t)\dsp \norme{f}_1=\dsp\int_a^b\abs{f(t)}\ud t,\quad\dsp \norme{f}_2=\sqrt{\dsp\int_a^b\abs{f(t)}^2 \ud t},\quad\dsp \norme{f}_{\infty}=\dsp \sup_{t\in [a,b]}\abs{f(t)}
  4. Normes dans Mn(K)\MM_n(\K):
    Si A=(ai,j)1in1jnMn(K) A =(a_{i,j})_{\underset{\scriptstyle 1 \leqslant j \leqslant n}{1 \leqslant i \leqslant n}} \in \MM_n(\K), on pose: A1=(i,j)[ ⁣[1,n] ⁣]2ai,j,A2=(i,j)[ ⁣[1,n] ⁣]2ai,j2,A=max(i,j)[ ⁣[1,n] ⁣]2ai,j.\dsp \norme{A}_1=\dsum_{(i,j)\in \inter{1,n}^2}\abs{a_{i,j}},\quad\dsp \norme{A}_2=\sqrt{\dsum_{(i,j)\in \inter{1,n}^2}\abs{a_{i,j}}^2},\quad\dsp \norme{A}_{\infty}=\Max_{(i,j)\in \inter{1,n}^2} \abs{a_{i,j}}.


Soient f1,f2,f3C([0,1],R)f_1,f_2,f_3\in \CC([0,1],\R), on considère l'application φ:{R3R(x,y,z)xf1+yf2+zf3.\fonct{\varphi}{\R^3}{\R}{(x,y,z)}{\norme{xf_1+yf_2+zf_3}_\infty}. Donner CNS sur f1,f2f_1,f_2 et f3f_3 pour que φ\varphi soit une norme sur R3\R^3.

Correction

Il faut et il suffit que la famille (f1,f2,f3)(f_1,f_2,f_3) soit libre dans C([0,1],R)\CC([0,1],\R).

Si (E,x)(E,\norme{\phantom{x}}) est un evn, on a : (x,y)E2, xyxy. \forall (x,y)\in E^2, \ \Big| \norme{x}-\norme{y} \Big| \leqslant \norme{x-y} .


Soit EE un K\K-evn, montrer que: (x,y)(E{0})2,max(x,y)xxyy2xy.\forall (x,y)\in (E\setminus\{0\})^2,\quad \max\left(\norme{x},\norme{y}\right)\norme{\dfrac{x}{\norme{x}}-\dfrac{y}{\norme{y}}}\leq 2\norme{x-y}.

Correction

Quitte à remplacer xx par yy, on peut supposer que xy\norme{x}\geq \norme{y}. Ainsi, max(x,y)xxyy=xxyy=xy+yxyyxy+yxyy=xy+(xy1)yxy+(xyy)yxy+xy\begin{array}{lcl} \max\left(\norme{x},\norme{y}\right)\norme{\dfrac{x}{\norme{x}}-\dfrac{y}{\norme{y}}}&=&\norme{x-\dfrac{\norme{x}}{\norme{y}}y}=\norme{x-y+y-\dfrac{\norme{x}}{\norme{y}}y}\\ &&\\ &\leq& \norme{x-y}+\norme{y-\dfrac{\norme{x}}{\norme{y}}y}= \norme{x-y}+\left(\dfrac{\norme{x}}{\norme{y}}-1\right)\norme{y}\\ &&\\ &\leq& \norme{x-y}+\left(\dfrac{\norme{x}-\norme{y}}{\norme{y}}\right)\norme{y}\leq \norme{x-y}+\norme{x-y} \end{array}

Distance associée à une norme

Soit (E,x)(E,\norme{\phantom{x}}) un evn. Si (x,y)E2(x,y) \in E^2, on appelle distance de xx à yy le réel : d(x,y)=xy.\ud(x,y) = \norme{x-y}.

  1. (x,y)E2\forall (x,y) \in E^2 , d(x,y)0\ud(x,y)\geqslant 0 .
  2. (x,y)E2\forall (x,y) \in E^2 , d(x,y)=d(y,x)\ud(x,y)=\ud(y,x) .
  3. (x,y)E2\forall (x,y) \in E^2 , d(x,y)=0x=y\ud(x,y)=0 \Longleftrightarrow x=y .
  4. (x,y,z)E3 \forall (x,y,z) \in E^3 , d(x,y)d(y,z)d(x,z)d(x,y)+d(y,z) \Big| \ud(x,y)-\ud(y,z) \Big| \leqslant \ud (x,z) \leqslant \ud(x,y) + \ud(y,z) .
  5. λK\forall \lambda \in \K, (x,y)E2\forall (x,y)\in E^2, d(λx,λy)=λd(x,y)\ud(\lambda x,\lambda y)=\abs{\lambda}\ud(x,y).

Soit (E,x)(E,\norme{\phantom{x}}) un evn, AA une partie de EE non vide, et xEx\in E. L'ensemble {xa, aA}\{\norme{x-a},\ a\in A\} est une partie non vide de R\R, minorée par 00; elle admet donc une borne inférieure, appelée distance de xx à AA , et notée d(x,A)\ud(x,A): d(x,A)=infaAd(x,a).\ud(x,A)=\dsp\inf_{a\in A } \ud(x,a).

Remarques

  • En général, le réel d(x,A)\ud(x,A) n'est pas un minimum, c'est-à-dire que la borne inférieure n'est pas nécessairement atteinte.
  • La distance de xx à AA peut être nulle sans que xx appartienne à AA.
  • Même quand d(x,A)\ud(x,A) est atteinte en un point, ce point n'est pas nécessairement unique

Boules et sphères

Soit (E,x)(E,\norme{\phantom{x}}) un EVN, aEa\in E et rR+r\in \R_+. On appelle :

  1. boule ouverte de centre aa et de rayon rr, l'ensemble : B(a,r)={xE,d(a,x)r}={xEax<r} B(a,r) = \{x \in E , \ud(a,x) r \} =\{x \in E \, \norme{a-x} < r\}
  2. boule fermée de centre aa et de rayon rr, l'ensemble : Bf(a,r)={xE,d(a,x)r}={xE , axr} B_f(a,r) = \{x \in E , \ud(a,x) \leqslant r\} = \{x \in E \ , \ \norme{a-x} \leqslant r\}
  3. sphère de centre aa et de rayon rr, l'ensemble : S(a,r)={xE,d(a,x)=r}={xE , ax=r} S(a,r) = \{x \in E , \ud(a,x) =r\} = \{x \in E \ , \ \norme{a-x} =r\}
Remarque

On parle de boule unité ou de sphère unité dans le cas a=0Ea=0_E et r=1r=1.


Boule unité dans R2\R^2 par rapport à L2L^2
Boule unité dans R2\R^2 par rapport à L1L^1
Boule unité dans R2\R^2 par rapport à LL^\infty


Vous pouvez tester :
Vous choisiez la norme parmi les 3 normes 1,2\norme{\cdot}_1,\, \norme{\cdot}_2 et \norme{\cdot}_\infty. Vous pouvez aussi augmentez le nombre de subdivision, cela va améliorer la graphe des lignes de niveau (mais peut prendre plus de temps pour afficher la figure).
Vous pouvez aussi bouger les points AA et BB pour calculer leurs normes et aussi d(A,B)\ud (A,B).
Puis cliquer sur tracer!



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Une partie AA d'un EV est dite convexe si, pour tout (x,y)A2(x,y)\in A^2, le segment [x,y]={tx+(1t)y, t[0,1]}[x,y]=\{tx+(1-t)y,\ t\in[0,1]\} est inclus dans AA.


Ensemble convexe
Ensemble non convexe
Ensemble non convexe

Une boule (ouverte ou fermée) est une partie convexe.

Soit (E,x)(E,\norme{\phantom{x}}) un K\K-espace vectoriel normé. Une partie AA de EE est dite bornée si MR+ , xA , xM \exists M \in \R_+ \ , \ \forall x \in A \ , \ \norme{x} \leqslant M (cela équivaut à : ABf(0,M)A \subset B_f(0,M) ).


Les ensembles suivants sont-ils bornés? A={xsin(x),xR},B={(x,y)R2,x2+xy+y2=1},A=\{x\sin(x),\,x\in \R\},\quad B=\{(x,y)\in \R^2,\, x^2+xy+y^2=1\}, et C={(x,y)R2,  x2y2=1}.C=\{(x,y)\in \R^2,\,\,x^2-y^2=1\}.

Correction

AA et CC ne sont pas bornés. BB est borné.

Comparaison de normes

Soient (N1,N2)(N_1,N_2) deux normes sur un K\K-ev EE. On dit que N1N_1 et N2N_2 sont équivalentes si et seulement si : α>0 , β>0,xE , αN1(x)N2(x)βN1(x) \exists \alpha >0 \ , \ \exists \beta >0,\quad\quad \forall x \in E \ , \ \alpha N_1(x) \leqslant N_2(x) \leqslant \beta N_1(x)

Remarque

Dire que N1N_1 et N2N_2 sont équivalentes signifie que les rapports N1N2\dfrac{N_1}{N_2} et N2N1\dfrac{N_2}{N_1} sont bornés sur E{0}E \setminus \{0\}.

Exemples

  1. Soit EE un EV de dimension finie, rapporté à une base B=e1,,en\mathscr{B}=\enumsp{e}1n. Pour tout x=i=1nxieix=\dsum_{i=1}^nx_i e_i de EE, on a: xx1nx   et   xx2nx \norme{x}_{\infty} \leq \norme{x}_1 \leq n \cdot \norme{x}_{\infty} \,\,\text{ et } \,\, \norme{x}_{\infty} \leq \norme{x}_2 \leq \sqrt{n} \cdot \norme{x}_{\infty} ce qui montre (par transitivité) que ces trois normes sont deux à deux équivalentes.
  2. Pour toute fC([a,b],K)f \in \mathscr{C}([a,b],\K) (avec aba\leq b), on a : f1baf2,f2baf,\norme{f}_1 \leq \sqrt{b-a} \norme{f}_2,\, \norme{f}_2 \leq \sqrt{b-a}\norme{f}_{\infty}, f1(ba)f \norme{f}_1 \leq (b-a)\norme{f}_{\infty} mais elles sont deux à deux non équivalentes, comme le montre l'exemple de la suite de fonctions fn:t(taba)n,(nN).f_n : t \mapsto \left(\dfrac{t-a}{b-a}\right)^n,\quad\quad (n\in \N).

Si EE est un K\K-espace vectoriel de dimension finie, toutes les normes sur EE sont équivalentes.

Remarque

Une démonstration de ce résultat sera donnée dans le chapitre suivant.


Soient nNn \in \mathbb{N} et EE l'espace des polynômes réels de degrés inférieurs à nn. Montrer qu'il existe λ>0\lambda > 0 vérifiant PE,01P(t)dtλsupt[0,1]P(t)\forall P \in E,\int_0^1 {\left| {P(t)} \right|\,{\mathrm{d}}t} \geqslant \lambda \mathop {\sup }\limits_{t \in \left[ {0,1} \right]} \left| {P(t)} \right|

Correction

Les application N1:{ERP01P(t)dt\fonct{N_1}{E}{\R}{P}{\dsp\int_0^1\abs{P(t)}\ud t} et N2:{ERPsupt[0,1]P(t)\fonct{N_2}{E}{\R}{P}{\dsp\mathop {\sup }\limits_{t \in \left[ {0,1} \right]} \left| {P(t)} \right|} définissent des normes sur EE (je vous laisse la vérification).
EE étant de dimension finie donc les deux normes sont équivalentes, i.e 0<λ<βR+,  PE,  λN2(P)N1(P)βN1(P).\exists 0< \lambda < \beta\in \R_+,~~\forall P\in E,~~ \lambda N_2(P)\leq N_1(P)\leq \beta N_1(P).

Topologie d'un EVN

Soit EE un evn, et aEa \in E. On dit qu'une partie VV de E est un voisinage de aa s'il existe r>0r>0 tel que B(a,r)VB(a,r) \subset V. On note V(a)\mathscr{V} (a) l'ensemble de voisinages de aa.

Remarque

Dans le cas particulier E=RE=\R, on définit les voisinages de ++\infty (resp. -\infty) comme les parties de R\R contenant un intervalle de la forme [a,+[\left[a,+\infty\right[ (resp ],a]\left]-\infty,a\right]).

Soit aEa\in E,

  1. Si VUV\subset U est un voisinage de aa alors UU l'est aussi.
  2. L'intersection d'un nombre finie de voisinage de AA est un voisinage de aa.
  3. Si bEb\in E et bab\neq a alors on peut trouver VV(a)V\in \mathscr{V}(a) et UV(b)U\in \mathscr{V} (b) tels que UV=U\cap V=\emptyset.

Soit (E,x)(E,\norme{\phantom{x}}) un evn. Une partie Ω\Omega de EE s'appelle un ouvert il est voisinage de tous ses points.

Remarque
Ensemble ouvert

Ceci revient à dire, si Ω\Omega\neq \emptyset, alors Ω\Omega vérifie la relation suivante: aΩ,r>0,B(a,r)Ω.\forall a \in \Omega,\quad \exists r>0,\quad B(a,r) \subset \Omega. Intuitivement, on pourrait imaginer un ensemble ouvert comme un ensemble qui n'a pas de bord.

  1. \emptyset et EE sont des ouverts .
  2. Une boule ouverte est un ouvert.
  3. La réunion d'une famille quelconque d'ouverts est un ouvert.
  4. L'intersection d'une famille finie d'ouverts est un ouvert.

Remarques

  • faire un dessin pour 2.
  • La dernière relation de la proposition précédente n'est valable que dans le cas d'intersection finie. Pour s'en souvenir, on essais de retenir l'exemple suivant (simple mais très utile).

Exemple

Pour nNn\in \N^*, on pose In=]1n,1n[I_n=\left]\dfrac{-1}{n},\,\dfrac{1}{n}\right[, InI_n est un ensemble ouvert de R\R, et on a nNIn={0}, qui n’est pas un ouvert.\dsp\bigcap_{n\in \N^*}I_n=\{0\},\quad \text{ qui n'est pas un ouvert}.


Soient EE un K\K-evn, a,bEa,b\in E, α,β,R+\alpha,\beta,\in \R_+^* et λR\lambda\in \R^*. Montrer les relations suivantes: a)  B(a+b,α+β)=B(a,α)+B(b,β),b)  B(λa,λα)=λB(a,α).\mathbf{a)\,} \,\,B(a+b,\alpha+\beta)=B(a,\alpha)+B(b,\beta),\quad \quad \mathbf{b)\,} \,\, B(\lambda a, \abs{\lambda} \alpha)=\lambda B(a,\alpha).

Correction
illustration graphique

Soient uB(a,α),vB(b,β)u\in B(a,\alpha),\,v\in B(b,\beta), on a (a+b)(u+v)au+bv<α+β.\norme{(a+b)-(u+v)}\leq \norme{a-u}+\norme{b-v}< \alpha+\beta. Donc u+vB(a+b,α+β) u+v\in B(a+b,\alpha+\beta), ce qui implique que B(a,α)+B(b,β)B(a+b,α+β)B(a,\alpha)+B(b,\beta)\subset B(a+b,\alpha+\beta).
Inversement, soit xB(a+b,α+β)x\in B(a+b,\alpha +\beta), on pose u=αα+β(x(a+b))+a,u=\dfrac{\alpha}{\alpha+\beta}(x-(a+b))+a, et v=βα+β(x(a+b))+bv=\dfrac{\beta}{\alpha+\beta}(x-(a+b))+b. {u+v=αα+β(x(a+b))+a+βα+β(x(a+b))+bua=αα+β(x(a+b))=αα+βx(a+b)<αuB(a,α),vb=βα+β(x(a+b))=αα+βx(a+b)<βvB(b,β),\left\{\begin{array}{lcl} u+v&=&\dfrac{\alpha}{\alpha+\beta}(x-(a+b))+a+\dfrac{\beta}{\alpha+\beta}(x-(a+b))+b\\ \norme{u-a}&=&\norme{\dfrac{\alpha}{\alpha+\beta}(x-(a+b))}=\dfrac{\alpha}{\alpha+\beta}\norme{x-(a+b)}< \alpha\Longrightarrow u\in B(a,\alpha),\\ \norme{v-b}&=&\norme{\dfrac{\beta}{\alpha+\beta}(x-(a+b))}=\dfrac{\alpha}{\alpha+\beta}\norme{x-(a+b)}< \beta\Longrightarrow v\in B(b,\beta), \end{array} \right. On en déduit que B(a+b,α+β)B(a,α)+B(b,β)B(a+b,\alpha+\beta)\subset B(a,\alpha)+B(b,\beta) ce qui prouve l'égalité.

On dit qu'une partie FF d'un evn est un fermé si son complémentaire est un ouvert.

  1. \emptyset et EE sont des fermés.
  2. Une boule fermée est un fermé.
  3. L'intersection d'une famille quelconque de fermés est un fermé.
  4. La réunion d'une famille finie de fermés est un fermé.

Remarques

  • La négation d'un ensemble fermé n'est pas un ensemble ouvert! i.e.
    Si AA n'est pas fermé alors AA n'est pas forcément ouvert.
    Un ensemble peut être à la fois ouvert et fermé, mais aussi un ensemble peut être ni ouvert ni fermé.
  • La dernière relation n'est valable que dans le cas d'une réunion finie.

Exemple

Pour nNn\in \N^* on pose In=[1+1n,11n]I_n=\left[-1+\dfrac{1}{n},1-\dfrac{1}{n}\right], InI_n est un fermé de R\R mais nNIn=]1,1[\dsp\bigcup_{n\in \N^*}I_n=]-1,1[ qui n'est pas un fermé.

Soit AA une partie non vide d'un evn EE. On dit que aAa \in A est un point intérieur à AA ssi il existe r>0r>0 tel que B(a,r)AB(a,r) \subset A.
L'ensemble des points intérieurs à AA s'appelle l'intérieur de AA , et se note A\overset{\circ}{A}.

  1. aAa \in \overset{\circ}{A} ssi AA est un voisinage de aa.
  2. AA\overset{\circ}{A} \subset A et A=AA est un ouvert\overset{\circ}{A}=A \Longleftrightarrow A \text{ est un ouvert}.
  3. A\overset{\circ}{A} est le plus grand ouvert inclus dans AA.
  4. L'intérieur d'une boule fermée est la boule ouverte de même centre et de même rayon.


Soit AA un ensemble non vide de EE convexe. Montrer que A\overset{\circ}{A} est un ensemble convexe.

Correction

Soient x,yAx,y\in\overset{\circ}{A} et λ]0,1[\lambda\in ]0,1[. Alors il existe ε1>0\varepsilon_1>0 (resp. ε2>0\varepsilon_2>0) tel que B(x,ε1)AB(x,\varepsilon_1)\subset A (resp. B(y,ε2)AB(y,\varepsilon_2)\subset A). On note alors ε=min(ε1,ε2)\varepsilon =\min (\varepsilon_1,\varepsilon_2), alors B(λx+(1λ)y,ε)=B(λx,ε)+B((1λ)y,ε)=λB(x,ε)+(1λ)B(y,ε)AB(\lambda x+(1-\lambda)y,\varepsilon)=B(\lambda x,\varepsilon)+B((1-\lambda)y,\varepsilon)=\lambda B(x,\varepsilon)+(1-\lambda)B(y,\varepsilon)\subset A


Soit FF un s-e-v de EE. Montrer que si l'intérieur de FF est non vide alors F=EF=E.

Correction

Soit aFa \in \overset{\circ}{F}. Il existe donc r>0r>0 tel que B(a,r)FB(a,r)\subset F. Si xx est un vecteur quelconque de EE, différent de aa, alors le vecteur a+r2xa(xa)a+\dfrac{r}{2\norme{x-a}}(x-a) appartient à B(a,r)B(a,r) donc à FF. Par la suite, xFx\in F puisque FF est un sev, ce qui prouve F=EF=E.

Soit AA une partie non vide d'un EVN EE. On dit que aEa \in E est un point adhérent à AA ssi pour tout {r>0r>0, B(a,r)AB(a,r) \cap A \ne \emptyset}.
L'ensemble des points adhérents à AA s'appelle l'adhérence de AA et se note A\overline{A}.

  1. A\overline{A} est un ensemble fermé.
  2. AAA \subset \overline{A} et A=AA est un fermeˊ\overline{A}=A \Longleftrightarrow A \text{ est un fermé}.
  3. A\overline{A} est le plus petit fermé contenant AA.
  4. L'adhérence d'une boule ouvert est la boule fermée de même centre et de même rayon.


On considère A={1x+n+12n;(x,n)R+×N}A=\{\dfrac{1}{x+n}+\dfrac{1}{2^n}; (x,n)\in \R_+^*\times \N^*\}. Déterminer A\overset{\circ}{A} et A\overline{A}.

Correction

Pour nNn\in \N^*, on note An={1x+n+12n;xR+}A_n=\left\{\dfrac{1}{x+n}+\dfrac{1}{2^n}; x\in \R_+^*\right\}, alors A=n1AnA=\dsp\underset{n\geq 1}{\bigcup}A_n.
Une étude rapide de la fonction fn:{R+Rx1x+n+12n\fonct{f_n}{\R_+^*}{\R}{x}{\dfrac{1}{x+n}+\dfrac{1}{2^n}} montre que fnf_n est strictement décroissante. Donc An=fn(R+)=]lim,xfn(x),lim,x0+fn(x)[=]12n,1n+12n[A_n=f_n(\R_+^*)=\left]\limiteX{x}{\infty}f_n(x),\limiteX{x}{0^+}f_n(x)\right[=\left]\dfrac{1}{2^n},\dfrac{1}{n}+\dfrac{1}{2^n}\right[ Ce qui donne A=]0,32[.A=\left]0,\dfrac{3}{2}\right[. On en déduit, A=]0,32[,    A=[0,32].\boxed{ \overset{\circ}{A}=\left]0,\dfrac{3}{2}\right[,~~~~\overline{A}=\left[0,\dfrac{3}{2}\right]}.

Soit EE un evn, et AEA \subset E. On appelle frontière de AA (noté A\partial A) l'ensemble A\A\overline{A}\backslash \overset{\circ}{A}.

Remarques

  • A\partial A est l'ensemble des points adhérents à la fois à AA et A=E\A\overline{A}=E\backslash A.
  • A\partial A est un ensemble fermé.
  • =\partial \emptyset=\emptyset

Soit EE un evn, et AEA \subset E. On dit que AA est dense dans EE ssi A=E\overline{A}=E.

Exemple

Q\Q et RQ\R \setminus \Q sont denses dans R\R.


Soient EE un e.v.n, A,BA,B deux parties de EE. On suppose que AA et BB sont denses dans EE et que AB=A\cap B=\emptyset. Montrer que A=B=\overset{\circ}{A}=\overset{\circ}{B}=\emptyset.

Correction

Supposons que A\overset{\circ}{A}\neq \emptyset, soit alors xAx\in \overset{\circ}{A}, il existe r>0r>0 tel que B(x,r)AB(x,r)\subset A, or comme BB est dense dans EE alors BB(x,r)B\cap B(x,r)\neq \emptyset donc BAB\cap A\neq \emptyset contradiction donc A=.\boxed{\overset{\circ}{A}=\emptyset}.
On faite la même démarche pour BB.

Suites d'un EVN

Généralités

Soit EE un EVN. On appelle suite d'éléments de EE toute application u:{IEnun\fonct{u}{I}{E}{n}{u_n}, où II est une partie de N\N. On la note : (un)nI(u_n)_{n \in I}.

Remarque

Dans la plus part des cas qu'on traitera I=NI=\N ou N\N^*.

L'ensemble ENE^{\N} des suites définies sur N\N et à valeurs dans EE a une structure de K\K-ev pour les lois ("usuelles") : si u,vENu,v \in E^{\N} et λK\lambda \in \K, on pose : u+v:nun+vn,λ.u:nλun.u+v : n \longmapsto u_n+v_n,\quad \quad \lambda . u : n \longmapsto \lambda u_n.

Une suite (un)EN(u_n) \in E^{\N} est dite bornée si son ensemble image est une partie bornée de EE, i.e. : MR+ tq nN , unM. \exists M \in \R_+^* \text{ tq }\forall n \in \N \ , \ \norme{u_n} \leqslant M.

  • L'ensemble B(N,E)\mathscr{B}(\N,E) (noté plutôt (E)\ell^{\infty}(E)) des suites bornées d'éléments de EE est un sev de ENE^{\N}.
  • (E)\ell^{\infty}(E) est muni d'une structure d'evn pour la norme x\norme{\phantom{x}}_{\infty} définie par : u(E),u=supnNunE.\forall u \in \ell^{\infty}(E),\quad\norme{u}_{\infty}=\dsp\sup_{n \in \N} \norme{u_n}_{E}.

Une suite (un)nN(u_n)_{n \in \N} d'éléments de EE est dite convergente s'il existe E\ell \in E tel que : ε>0 , n0N tq nN , nn0unε.\forall \varepsilon >0\ , \ \exists n_0 \in \N \text{ tq } \forall n \in \N \ , \ n \geqslant n_0 \Longrightarrow \norme{u_n-\ell}\leq \varepsilon.

Remarque

Une suite non convergente est dite divergente.

Si (un)(u_n) est une suite convergente, le vecteur \ell précédent est unique.
On l'appelle limite de la suite uu, et on note : =limn+un\ell = \dsp\lim_{n \to +\infty}u_n.

Remarques

  • Dire que =limn+un\ell = \dsp\lim_{n \to +\infty}u_n peut aussi s'écrire : VV(), n0N tq nN , nn0unV.\forall V \in \mathscr{V}(\ell), \ \exists n_0 \in \N \text{ tq } \forall n \in \N \ , \ n \geqslant n_0 \Longrightarrow u_n \in V.
  • Dire que =limn+un\ell = \dsp\lim_{n \to +\infty}u_n signifie aussi que la suite réelle un\norme{u_n-\ell} tend vers 00 quand n+n \to +\infty.
  • On ne change pas la nature d'une suite, ni, pour une suite convergente, sa limite, lorsqu'on remplace une norme par une norme équivalente.

Toute suite convergente est bornée.

Remarque

Une suite bornée n'est pas forcément convergente!
Considérer pour cela la suite de terme général un=(1)nu_n=(-1)^n.

  • Soient (un)(u_n) et (vn)(v_n) deux suites d'éléments de EE convergentes resp. vers \ell et \ell '. Alors la suite (un+vn)(u_n+v_n) converge vers +\ell + \ell '.
  • Soit (λn)(\lambda_n) une suite d'éléments de K\K convergente vers λK\lambda \in \K, et (un)(u_n) une suite d'éléments de EE convergente vers E\ell \in E. Alors, la suite (λnun)(\lambda_n\cdot u_n) converge vers λ\lambda \cdot \ell

Soit uENu \in E^{\N}. On appelle suite extraite de uu toute suite de la forme (uφ(n))nN\big(u_{\varphi(n)}\big)_{n\in \N}, où φ\varphi est une application strictement croissante de N\N dans N\N.

Si uu est une suite d'éléments de EE qui converge vers \ell, toute suite extraite de uu converge, vers la même limite \ell .


Soit MMn(K)M\in \MM_n(\K), on suppose que la suite (Mn)(M^n) converge vers AMn(K)A\in \MM_n(\K).

  1. Montrer que la suite ((M2)n)n\left((M^2)^n\right)_n converge dans Mn(K)\MM_n(\K).
  2. Montrer que A2=AA^2=A.

Correction

La suite (Mn)n(M^n)_n converge donc toute suite extraite de cette suite converge aussi (vers la même limite), en particulier, la suite (M2n)n(M^{2n})_n converge aussi vers AA .
Pour tout nNn\in \N, on a M2n=Mn×MnM^{2n}=M^n\times M^n ainsi par passage à la limite on trouve A=A×AA= A\times A.

Soit u=(un)u=(u_n) une suite d'éléments de EE, avec un=i=1pui,neiu_n = \dsp \sum_{i=1}^p u_{i,n}e_i. Alors :

  1. La suite (un)(u_n) est convergente dans EE ssi, pour tout i[ ⁣[1,p] ⁣]i \in \inter{1,p}, la suite (ui,n)(u_{i,n}) est convergente dans K\K.
  2. Et, dans ce cas, si =i=1piei=limn+un\ell = \dsp \sum_{i=1}^p \ell_i e_i = \dsp \lim_{n \to + \infty}u_n, on a : i[ ⁣[1,p] ⁣], i=limn+ui,n\forall i \in \inter{1,p}, \ \ell_i = \dsp\lim_{n \to + \infty}u_{i,n}.


Soit EE un K\K-evn de dimension finie pp, et (xn)(x_n) une suite d'éléments de EE. On suppose que xn\dsum \norme{x_n} converge dans R\R, montrer que xn\dsum x_n converge dans EE.

Correction

Soit B=(e1,,ep)\BB=(e_1,\cdots,e_p) une base de EE, pour tout nNn\in \N, on a xn=x1,ne1+x2,n++xp,nepx_n=x_{1,n}e_1+x_{2,n}+\cdots+x_{p,n}e_p ((xi,n)n(x_{i,n})_n est la ii\up{ème} suite cordonnée de (xn)(x_n) relativement à la base B\BB).
EE étant de dimension finie, donc tout les normes sur EE sont équivalentes, on travaille donc avec la norme infinie définie par k=1pakek=max{ak,k[ ⁣[1,p] ⁣]}\norme{\dsum_{k=1}^p a_ke_k}=\max\{\abs{a_k},\,k\in\inter{1,p}\}.
On a pour tout i[ ⁣[1,p] ⁣]i\in \inter{1,p} et nNn\in \N, xi,nxn\abs{x_{i,n}}\leq \norme{x_n}_\infty, or xn\dsum \norme{x_n}_\infty converge. On en déduit alors que xi,n\dsum x_{i,n} est absolument convergente donc convergente. Notons i\ell_i sa somme. nN,k=0nxk=k=0n(i=1pxi,kei)=i=1p(k=0nxi,k)ein  i=1piei.\forall n\in \N,\quad \dsum_{k=0}^nx_k=\dsum_{k=0}^n (\dsum_{i=1}^p x_{i,k}e_i)=\dsum_{i=1}^p\left(\dsum_{k=0}^nx_{i,k}\right)e_i\tendversN\,\dsum_{i=1}^p\ell_i e_i.

Applications des suites

Soit AA une partie d'un evn EE. Alors
aA ssi il existe une suite d’eˊleˊments de A qui converge vers a.a \in \overline{A}\text{ ssi il existe une suite d'éléments de $A$ qui converge vers $a$}.

Image à changer
illustration graphique

Soit AEA\subset E un ensemble non vide. On suppose que AA est convexe. Montrer que A\overline{A} est convexe.

Correction

Soient x,yAx,y\in \overline{A} et λ]0,1[\lambda\in ]0,1[, d'après la proposition précédente, ils existe deux suites (xn),(yn)(x_n),\, (y_n) d'éléments de AA tels que xnn  xx_n\tendversN\,x et ynn  yy_n\tendversN \,y. On considère alors la suite (wn)(w_n) définie par wn=λxn+(1λ)ynw_n=\lambda x_n+(1-\lambda)y_n.
Alors la suite (wn)(w_n) vérifie: nN,wnA (car A est convexe) et wnn  λx+(1λ)y.\forall n\in \N,\,w_n\in A \text{ (car $A$ est convexe) et }w_n\tendversN\,\lambda x+(1-\lambda)y. Puisque (wn)AN(w_n)\in A^\N alors limwnA\lim w_n\in \overline{A}, ceci prouve que λx+(1λ)yA\lambda x+(1-\lambda)y\in \overline{A}.

AA est un fermé si et seulement si toute suite d'éléments de AA qui converge dans EE converge dans AA.


Soit E=C([0,1],R)E=\CC([0,1],\R) muni de la norme \norme{\cdot}_\infty. On note A={fE,f(0)=0 et 01f(t)dt1}.A=\{f\in E,\, f(0)=0 \text{ et }\dsp\int_0^1f(t)\ud t\geq 1\}. Montrer que AA est une partie fermée de EE.

Correction

Soit (fn)(f_n) une suite d'éléments de AA qui converge dans EE vers ff, i.e. fnfn  0\norme{f_n-f}_\infty\tendversN\,0.

  1. Pour tout nNn\in \N, on a fn(0)f(0)fnff(0)fnfn0\abs{f_n(0)-f(0)}\leq \norme{f_n-f}_\infty\Longrightarrow\abs{f(0)}\leq \norme{f_n-f}_\infty\tendversN 0 Donc f(0)=0f(0)=0.
  2. En utilisant les propriétés de l'intégrale, 01(ffn)01ffnffn01fn(t)dtn  01f(t)dt\abs{\int_0^1(f-f_n)}\leq \int_0^1\norme{f-f_n}_\infty\leq \norme{f-f_n}_\infty\Longrightarrow \int_0^1f-n(t)\ud t\tendversN\,\int_0^1f(t)\ud t or pour tout nN,01fn1n\in \N,\,\dsp\int_0^1 f_n\geq 1 donc 01f(t)dt1\dsp \int_0^1 f(t)\ud t\geq 1

On en déduit alors que fAf\in A, ce qui prouve que AA est un fermé de EE.

Soit AA une partie fermée bornée non vide de R\R. Alors supA\sup A et infA\inf A appartiennent à AA.

Soit AA une partie d'un evn EE. Alors AA est une partie dense dans EE ssi tout élément de EE est limite d'une suite d'éléments de AA.